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La recherche dans les universités et établissements publics

D’un point de vue disciplinaire, trois types d’établissements peuvent être distinguées.
Premièrement, des établissements dont les recherches en tourisme sont concentrées sur une ou deux disciplines. C’est le cas de l’Université de Nice avec la gestion et la géographie, de l’Université de Toulouse II le Mirail avec la géographie et la sociologie ou encore de l’UPMF en économie.
D’autres universités disposent de ce qu’on pourrait appeler un cœur de métier accompagné d’une large palette de disciplines. C’est typiquement le cas des Universités de Paris et d’Angers qui ont une spécialisation très forte en géographie et une vaste palette de chercheurs relevant de nombreuses disciplines différentes (souvent un seul chercheur par discipline) ou encore de l’IRSTEA qui regroupe essentiellement des chercheurs en aménagement et quelques-uns en économie et en gestion. Paris-Est se distingue par son caractère pluridisciplinaire avec plusieurs chercheurs en aménagement-urbanisme, en géographie, en sociologie mais aussi en économie, en Staps ou en architecture.

Certaines thématiques de recherches sont transverses à plusieurs universités. C’est le cas de « ville et tourisme» qui est investi par les Universités de Paris 1 et de Paris Est. Le tourisme de montagne fait l’objet de recherches au sein de l’IRSTEA, de l’UPMF et de l’Université de Toulouse II le Mirail. Le tourisme littoral est analysé par les Universités d’Angers, de Nice et de Paris-Est. Le tourisme sportif et son interaction avec les Loisirs sont investis par les Universités de Paris-Est et l’UPMF.

L’innovation est un objet de recherche pour le CNAM, les universités de Paris-Est et Paris 1 et l’IRSTEA. Les clusters le sont pour Angers et Paris-Est, et les questions environnementales, dont on connait l’importance aujourd’hui, sont investis par les Universités d’Angers, de Dijon et l’UPMF. La prospective est travaillée par des chercheurs du CNAM.

Certains établissements sont spécialisés sur une thématique (la moitié des chercheurs de l’établissement en question travaillent sur une même thématique) tandis que d’autres ont des thématiques plus diversifiées.
Dans le premier groupe, par exemple, Toulouse est spécialisée de façon marquée dans des travaux concernant l’alimentation, les patrimoines alimentaires et la gastronomie, Paris 1 sur les patrimoines et la patrimonialisation, Paris-Est sur «ville et tourisme» et, avec l’IFSTTAR, sur « tourisme et transport », l’RSTEA sur les territoires de montagne.

Dans le second groupe, on retrouve des établissements aux profils thématiques très diversifiés en matière de recherche en tourisme. Les chercheurs d’Angers travaillent ainsi sur le tourisme durable, le tourisme social, le tourisme équestre ou encore le tourisme littoral, l’hôtellerie. Les chercheurs de Nice travaillent sur l’e-tourisme, l’oenotourisme, le tourisme culturel, le tourisme d’affaires ou encore l’expérience touristique notamment dans ses dimensions négatives. L’Université de Paris 3 explore à la fois le tourisme solidaire et le tourisme de mémoire, l’Université de Dijon se positionne sur l’oenotourisme, le marketing du tourisme ou le tourisme durable et le CNAM, le tourisme aquatique, le tourisme industriel.

Les terrains d’analyse sont également très variés. Certains établissements développent des recherches assez fortement ancrées dans leurs territoires. C’est le cas des établissements localisés dans les territoires de montagne (UPMF et IRSTEA) mais aussi de l’Université de Nice Sophia-Antipolis qui investit fortement la région PACA notamment sur la question des parcs nationaux ou régionaux. D’autres universités mènent des recherches portant sur des terrains plus variés. Dans ce cas, les recherches s’inscrivent davantage à l’échelle nationale et internationale. Par exemple, Angers mène des recherches sur les îles diverses en Atlantique ou en Méditerranée mais aussi sur HawaÏ, ou sur des territoires tels que le Maroc ou encore le delta de la rivière des perles en Asie, Sao Paulo ou Chengdu, la Russie, etc. L’Université de Paris 1 travaille sur les patrimoines à l’échelle internationale, sur des sites classés au Patrimoine mondial de l’UNESCO ou sur des territoires divers (Porto Novo, le Bénin, les Etats-Unis, la péninsule ibérique, l’Argentine, Budapest, etc.). 

L’Université d’Angers et dans une moindre mesure celle de Paris 1 sont ainsi les Universités pour lesquelles les terrains internationaux sont les plus divers. 
L’Université de Paris-Est investit les villes de Paris et Lyon, ou des villes intermédiaires en France ou encore Montréal, Shangaï, Mexico, Los Angeles ou Bruxelles à l’échelle internationale, avec souvent des comparaisons entre villes.

La Recherche

Pour la première fois en France, une association entièrement consacrée à la thématique du tourisme rassemble en son sein 11 Universités, 1 institut et 2 Ecoles. Les institutions membres d'AsTRES disposent d’unités de recherche qui explorent les multiples facettes d'un secteur en forte croissance et également caractérisé par d'importantes mutations ...
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Les Formations

Les universités membre d'AsTRES disposent d'une offre de formation diversifiée de niveau licence, licence professionnelle et Master. Certaines d'entre elles ont également la possibilité d'offrir des débouchés en recherche doctorale dans des disciplines variées ... 
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Les Actualités

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